L’appui de la Banque africaine de développement (BAD) à la République démocratique du Congo (RDC) vient de s’enrichir d’un nouveau projet appelé Projet de renforcement des infrastructures socio-économiques dans la Région du Centre (PRISE). Le lancement officiel dudit projet est intervenu le lundi 13 octobre dans le cadre de l’Institut français de Kinshasa.

C’est depuis plus d’une décennie que la RDC bénéficie d’un appui considérable du groupe de la BAD à travers plusieurs projets notamment le Programme d’appui à la réhabilitation du secteur agricole et rural (PARSAR) pour les provinces du Bandundu et du Bas-Congo ; le Projet de réhabilitation du secteur agricole et rural (PRESAR) pour les provinces des deux Kasaï ; le Projet d’appui au développement d’infrastructures rurales (PADIR) pour les provinces du Bandundu, du Bas-Congo, des deux Kasaï et du Katanga ; le projet PRODAP pour le Katanga et le Sud-Kivu ainsi que le projet Batshiamba-Tshikapa-Kamweshi au Kasaï-Occidental.

En dépit de quelques difficultés de mise en œuvre, ces projets, pour qui sont déjà achevés, ont contribué de manière significative à l’amélioration des conditions de vie des populations des provinces bénéficiaires.

S’agissant précisément du Projet PRISE, il vient en synergie aux autres projets en cours dans la région centre de la RDC, à savoir les deux Kasaï, et il est en conformité avec la stratégie de croissance et réduction de la pauvreté, mis en relief dans la DSCRP 2011-2015, dans son territoire pilier qui porte sur l’amélioration de l’accès aux services sociaux économiques de base et le renforcement du capital humain.

Le PRISE s’inscrit aussi fondamentalement dans le programme de modernité du président de la République, qui tient à offrir au peuple congolais et en particulier aux populations urbaines et rurales des deux provinces du Kasaï, les meilleures conditions de vie à l’instar d’autres peuples du monde et d’autres villes de la RDC.

S’il faut considérer tous les autres programmes ou projets antérieurs financés par la BAD, le PRISE est le premier projet important qui vise un relèvement communautaire intégré qui touche simultanément aux domaines de survie, mieux de développement intégral de la population de ces deux provinces, à savoir : l’eau potable, l’énergie, l’éducation, la santé, l’environnement et l’hygiène publique, l’autonomisation des femmes, le renforcement des capacités des opérateurs locaux tant de la société civile que l’entreprenariat local ou national.

Présentation du projet

L’Ir Corneille Kabamba, coordonnateur national du PRISE, a donné l’objectif global de son service en indiquant qu’il (projet) va contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations congolaises par un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi qu’à la santé et à l’éducation. Le projet a comme objectifs spécifiques : assurer l’accessibilité à l’eau et à l’assainissement aux populations des localités et des villes concernées ; rendre un meilleur accès à l’éducation aux élèves et un meilleur accès aux soins de santé aux populations ; assurer une autonomisation économique des femmes dans la ville de Mbuji-Mayi.

Concernant les composantes, elles sont au nombre de trois : Développement des infrastructures (89,95 UC) soit 85,53% ; Etudes et renforcement des capacités (7,52UC) soit 7,14% et coordination du projet (7,71UC) soit 7,33%. Au total, le projet a un coût de 105,18 Unités de compte soit près de 159 millions de dollars américains.

A propos de la composante Développement des Infrastructures ; il est prévu en milieu rural la construction de : 60 systèmes d’AEP dont dix (10) solaires ; 494 latrines publiques ; 60 écoles ; 60 centres de santé et un centre multifonctionnel Genre est construit. En milieu urbain, le projet se fixe comme résultat : la construction de trois (3) châteaux d’eau et de 272.100 m linéaire de réseau d’AEP de Mbuji-Mayi ; l’acquisition de six (6) groupes électrogènes pour le système d’AEP de Tshikapa ; l’exécution des travaux de lutte antiérosive pour la protection des conduites du système d’AEP de Tshikapa ainsi que la réalisation d’un AEP pour la ville de Mbuji-Mayi. Ce projet est susceptible de générer 2.260 emplois permanents dont 1500 (66%) pour les femmes en milieu urbain et en milieu rural.

La durée du projet est de 5 ans partant de 2014 à 2019. Le Gouvernement espère qu’il contribuera à la réduction du taux de prévalence des maladies diarrhéiques de 47% à 15%, la réduction du taux de mortalité infantile juvénile (-5ans) de 158 pour 1000 en 2010 à 60 pour mille en 2020…

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